CSI Doc Rock

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  • Evaluer par compétences en EMI (ou les pieds dans le plat)

     L’approche interrogative et la démarche de projet font partie de mon enseignement de l’Education aux Médias.

    Au-delà de la simple dévotion a l’autel de l’esprit critique, je me suis vite retrouvé confronté à la question non seulement de l’évaluation et du suivi. Bien sur une possibilité lors des travaux interdisciplinaires est de « noter » la restitution en relation (ou non) avec les enseignants en utilisant une grille d’évaluation chiffrée, ce que j’appelle l’évaluation co disciplinaire dans la mesure où deux enseignants évaluent ,non pas chacun une partie du projet, même si certains points du barème concernent parfois plus l’un ou l’autre des enseignants, mais opérent une évaluation conjointe ( ce qui impose de s'asseoir ensemble à un moment. si, si, si, si...)et chacun apporte sa spécialisation au niveau disciplinaire et transversal.

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  • Apprendre à apprendre effectuer un retour cognitif en EMI

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    @calvin et hobbes

    J’ai parlé dans l’article précèdent Fin d'année: l'heure du bilan a sonné du questionnaire mon année en EMI et je veux revenir un peu sur l’intérêt que j’ai découvert a la mise en place de ces questionnaires.

    J’ai demandé aux élèves de l’ensemble de  mon établissement de remplir un questionnaire relatif aux usages du Centre de Doc mais également aux projets pédagogiques qui ont été proposés au Centre de Doc. Un questionnaire plus précis a été donné en ligne aux élèves de sixièmes qui avaient une heure d’EMI hebdomadaire. A partir de ces résultats, j’ai obtenu des éléments statistiques intéressants.

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  • Le statut de l’erreur ou le voyage de Nemo

    Suite à des discussions de salle des profs avec des collègues qui souhaitaient faire des recherches documentaires d’envergure en  6eme, j’ai entendu à plusieurs reprises ses propos affolants : «  Ils ne savent pas chercher… Ils me rendent des devoirs complètement faux ». OK ?

    En dehors de ma première réaction qui est toujours de me demander à quel moment ON leur apprend à chercher, car je crois que je ne savais toujours pas faire une véritable recherche pour mon mémoire de Maitrise à l’université, j’ai regagné mon Centre de Doc photocopies sous le bras en rêvassant et en m’interrogeant. C’est quoi une recherche documentaire « fausse » ?

    En dehors de la simple balle dans le pied qui consiste à essayer de refiler aux professeurs le fameux copier/ coller de Wikipédia en croyant réellement que cela va passer, j’ai donc tourné la question sous plusieurs angles.

    Une recherche fausse, cela peut être :

    -le non-respect des consignes, ne pas répondre aux criteres de restitutions

    -le hors sujet On est donc la dans un problème de démarche, on n’a pas suffisamment défini ou problématiser le sujet, ce qui peut arriver pour un élevé de sixième

    - la non pertinence des sources. Les documents sont inadaptés pour le sujet ou le type de recherche demandé

    - la non fiabilité des sources « non Bikergirl77 n’est pas une source fiable pour une recherche documentaire sur les effets du cancer… ! »

    J’ai donc réellement réfléchi par rapport à ma propre posture pour voir quel message je faisais passer par rapport à la recherche documentaire.

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  • Projet EMI Réflexions sur l'évaluation

    Comment faire de l’évaluation un véritable outil d’apprentissage?

    A partir des documents de François MULLER  Evaluer "pour" les apprentissages, ça marche pour faire (mieux) réussir vos élèves, réal. francoismuller.net, 2014, j’essaie de réfléchir sur l’évaluation. Depuis la mise en place de projets systématiques comme les jeux lecture ou les initiations à la démarche d’information, j’essaie de mettre en place une évaluation :

    -qui concerne l’ensemble d’un niveau

    -dont je puisse garder une trace sur les différentes années

    -qui permettent aux élèves de faire partie de leur stratégie d’apprentissage.

    Je réfléchis donc à plusieurs modalités au fur et à mesure.

    Ce que j’ai retiré de la présentation de M. Muller:

    Dans cette présentation très complexe et complète, je me suis surtout intéressée aux classements des évaluations :

    Diagnostique

    Pronostique

    Formative

    Formatrice

    Sommative

    Certificative

    Ce qui m’a permis de réfléchir sur mes pratiques.

    Cette année, je me suis vraiment décidée à systématiser les évaluations diagnostiques, notamment en sixième afin d’établir un point de référence par rapport auquel mesurer l’évolution des savoirs et savoirs faire. Je pratique une forme d’évaluation sommative pour les jeux lecture et les recherches (notes dans la moyenne disciplinaire ou compétences), mais je pense que je devrais évoluer vers une évaluation formatrice en donnant des points de repères et en donnant la possibilité de retravailler.

    J’écoutais dernièrement une émission de France culture Rue des écoles Comment éduquer aux médias ? Et un professionnel de la radio qui intervenait dans les écoles expliquait que la principale difficulté des adolescents étaient de continuer à retravailler réécrire leur script jusqu’à ce qu’un produit diffusable a la radio soit finalisé alors qu’en cours, on faisait un devoir, on avait une note et hop c’était fini. Je trouve extrêmement intéressant cette dimension de reprendre et apprendre de ses erreurs, ce que F. Muller explique par la qualité des interactions, la possibilité de revenir sur une évaluation de façon orale ou par écrit (rétroaction verbale ou écrite) Il explique d’ailleurs aussi « Un devoir rendu corrigé au terme d’une séquence laisse les élèves sans possibilité de s’améliorer, c’est sommatif »

    Je ne tiens pas particulierement aux notes, car il me semble que je peux trouver des moyens de légitimer mes formations à l'information sans en passer par une evaluation chiffrée. Je m'appuie sur les expériences de "classes sans notes " notamment dans l'article de Paul Robert qui fait un bilan des effets positifs de ce dispositif. Experience à Uzes

    L’idée de clarifier et d’exposer les modalités d’évaluation si elle parait extrêmement rationnelle n’est pas quelque chose que j’opère systématiquement Je m’inspirerais donc des exemples concrets proposés dans ce document. Confectionner une fiche personnalisée par élève avec des commentaires à conserver tout au long de l’année, un tableau avec objectifs de leçon et d’apprentissage. Je valorise le travail réalisé en cours pendant la classe d’EMI avec des ponts de participation, je pourrais indiquer les points sur cette feuille d’objectifs.

    Je m’intéresse beaucoup à l’évaluation par portfolio ou par carte mentale bilan en fin de séance ou je  peux noter le soin et le recul et les utiliser pour orienter mes pratiques en classe.

    Il est bien évident que la réflexion sur l’évaluation dans l’éducation est une vaste question et que cela demandera du temps (correction personnelle, suivi des élevés) et de l’organisation (les traces écrites le parcours) Mais le système de fonctionnement du MOOC et l’évaluation apr. pairs me semble une solution à creuser et a développera.

    Je continue à réfléchir à partir des articles contenus dans mon Flipboard Et l’évaluation dans tout cela

    J’essaie donc de travailler dans la perspective d’une évaluation émulatrice, créatrice d’envie et de plaisir tout en intégrant les objectifs cognitifs. Je porte à bout de bras les jeux de lecture, je fais des tableaux d’honneur, des classements de comportement et de sérieux en classe. Je réfléchis vraiment à jouer sur la cote transdisciplinaire de l’Education aux Medias et ainsi privilégier des expériences pédagogiques au niveau de l’évaluation.