CSI Doc Rock

Manuel du super geek à l’usage des non-geeks ! (partie 1)

Après un petit break France-Belgique qui m’a permis de faire des dizaines de listes de thèmes  à explorer, de choses à découvrir, d’idées à mettre en place, me voici de retour pour un article bilan afin de faire le point sur un certain nombre de petites choses sur lesquels  mes copains/ copines prof-doc ou gens « normaux » m’ont posé pas mal de questions. En gros, la principale interrogation se résume à : Comment devenir un geek ?

Attention un geek cool… un peu comme moi ( ?) le geek dans le bon sens du terme… Dans les bonnes résolutions de la rentrée, voici donc mes petits trucs pour impressionner vos collègues qui semblent penser que vous appartenez à la catégorie vintage.

Facebook vintage Twitter vintage1

Source Moma Propaganda

1/ Mon potentiel geek

Bon alors c’est les vacances alors pourquoi ne pas commencer par un petit test

Bon la geekitude requiert un certain nombre de prérequis : l’un d’entre eux et pas le moindre c’est l’envie. Le numérique c’est comme tout on devient un expert en pratiquant, en essayant pas soi-même et cela requiert du temps et de l’investissement (Cela fait un mois que je m’interroge sur la possibilité de créer des feuilles de commentaires que je puisse sauvegarder sur mon site !)

Donc devenir geek c’est comme jouer de la cornemuse on ne sait pas si on en est capable tant qu’on ne s’est pas lancé à corps perdu dans des exercices, malgré les commentaires désobligeants de votre entourage, au début tout du moins.

Le gaffophone 2

Car bien entendu, plus on pratique plus, on devient bon… 

2/ Mon environnement geek

On ne va pas non plus demander de réinventer l’eau chaude car d’autres l’ont fait pour vous. La première chose pour devenir un vrai geek en puissance c’est de bien s’organiser, de réfléchir sous peine de basculer du cote obscur de la force, de se laisser dépasser par les énormes quantités de data, d’informations, d’outils de possibilités, de se laisser happer dans la matrice…

D’après mon expérience, il faut trouver la juste balance entre l’expérimentation sauvage (je clique sur tout ce que je trouve) et la rationalisation à tout prix. Il faut surtout privilégier l’efficacité donc s’organiser et réfléchir à ses buts : pourquoi je veux faire un blog par exemple ? Pourquoi je veux garder des ressources ou des liens ? C’est le principe du rasoir d’Ockham La solution la plus simple est souvent la meilleure.

Avant de commencer :

La prolifération des différents outils pose un gros problème Celui des login et des mots de passe !!!

Pour ma part, j’ai un email dédié au travail que j’ai créé sur Gmail et qui est diffèrent de mon email perso (au cas où je voudrais avoir deux comptes twitter par exemple) Vous pouvez utiliser votre email pro mais pensez que si un jour, vous n’y avez plus accès, vous perdez toute vos données. Mon astuce : j’ai un compte Gmail pro que je relie au compte de mon école J’ai donc tous mes mails au même endroit mais je garde la main sur mes logins Ahah !!! 

( et parce que je suis tête en l’air et que j’ai trente mots de passe différents, j’ai aussi une petite fiche collée dans mon agenda avec mes mots de passe. Pas très prudent mais bon… )

Donc à partir de là, nous voilà prêts .Voilà donc une proposition de mise en place d’un environnement numérique efficace avec quelques exemples d’outils :

Geek attitude

Revenons un peu plus en détail sur les différentes composantes de cet environnement de travail :

1/ Veiller : se tenir au courant

Comme pour la lecture des actualités, il ne s’agit pas d’être à l’affut de la moindre nouveauté mais de se tenir au courant des grandes tendances et parfois d’avoir cette idée géniale à la vue d’un simple article qui débloque les plus grands projets.

Bien sur bon prof/prof-doc/bibliothécaire, on se tient au courant de l’actu, mais l’utilisation de Twitter a été pour moi une révélation pour ma formation professionnelle.

Principe : des infos sous la forme d’un fil d’actu qui s’actualise tout le temps. Mais vous choisissez les fils que vous voulez suivre, donc vous ciblez les infos qui vous intéressent.

Si vous voyez quelque chose d’intéressant, vous pouvez le retweeter pour le mettre sur votre propre fil ou l’aimer (avec un petit cœur) et il se retrouve dans vos favoris. Vous pouvez aussi le faire suivre sur le fil d’une autre personne en faisant figurer son nom dans le retweet : « @csidocus Regarde cet article sur les geeks »

AU fur et à mesure de vos rencontres, vous allez suivre différents fils et enrichir votre veille.

Vous pouvez également utiliser les #hastags qui sont basiquement des mots clefs #spme2017 c’est par exemple semaine de la presse et des medias Si vous cliquez dessus, vous aurez tous les twitts sur ce sujet.

Une sélection pour débuter :

@geekjuniorfr Le webmag des ados connectés Des astuces, des tendances et des conseils pour naviguer avec prudence sur le web. Très actuel et qui reflète bien les grandes tendances auprès des ados

@GREIDInfodoc Documentation numérique dans l’académie de Créteil par Christophe Barbot

@BBFenssib Bulletin des Bibliothèques de France

@Tricardstef Le compte d’une prof-doc Stéphanie Tricard très actif et divers qui colle vraiment à l’actualité.

@outilstice la newsletter des nouveautés en logiciel et astuces par Fidel Navamuel Très intéressant et très documentée.

Pensez à suivre les fils des musées de votre région, les comptes Canopé (ex CRDP).

Vous trouverez ensuite rapidement d’autres comptes à suivre.

2 / Récolter : retrouver ce que l'on cherche

Bon, vous verrez rapidement qu’entre twitter, les mails, les news plus traditionnels, on se retrouve dans cette situation méga énervante qui consiste à dire : «  Mais attends j’ai lu un truc la dessus quelque part ! » et à chercher pendant deux jours ou on a vu cette information capitale pour la suite de notre conversation…

Donc pour moi le fil twitter s’est vite révélé un casse-tête sans nom.

C’est là ou interviennent ces logiciels incontournables de classement que sont Pinterest et Pearltree.

Il s’agit d’outils de sélection de liens

Pinterest vous propose la création de tableaux thématiques. J’adore le visuel et la simplicité, mais je suis frustrée par l’absence d’arborescence Je ne peux pas créer un sous tableau et donc j’ai actuellement 60 tableaux pinterest, mais pour débuter c’est génial !

Pearltree mon chouchou. A chaque fois, je le redécouvre… Il collecte, il classe, il répertorie, avec une arborescence parfaite, une organisation modulable. Je ne m’en passe plus Mon pearltree Si vous voulez en savoir plus sur mes expérimentations avec Pearltree, Le mythe de Sisyphe ou pourquoi je remonte toujours le rocher de Pearltree

Alors quel est l’intérêt vous me direz ?

Situation : je suis sur twitter Je consulte mes 47 twitts quotidiens, je trouve des liens qui m’intéresse Je les retwitte Mais en même temps, je peux soit directement les intégrer sur Pinterest ou Pearltree par le biais de mon iPhone ( Si j’installe ces applications, j’y ai accès directement en cliquant sur la flèche partager )

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Soit si je consulte mes twitts sur mon ordinateur, je peux installer les extensions (je travaille sous Google chrome, quand vous vous inscrivez sur les sites de Pinterest ou Pearltree, on vous propose d’installer ce petit programme qui est un raccourci en fait !)

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Et en un clic, je collecte les liens qui m’intéressent, je les classe et je suis au top !

 

Boite à outils du prof-doc, par csidoc

 

Bon je vous propose de vous lancer là-dedans pour commencer aujourd’hui… (Le temps d’installer, de cliquer, de râler, … ça va déjà nous occuper un certain temps !) et je vous retrouve bientôt pour la suite de votre geek formation… Si vous avez d’autres trucs ou astuces, n’hésitez pas à nous en faire profiter dans les commentaires.

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